Gregory Derenne |
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Grégory Derenne a choisi de peindre ces environnements éphémères et illusoires de l’homme moderne que sont les plateaux télévisés, vitrines et autres théâtres des vanités. Toujours en retrait, depuis les coulisses ou derrière une vitre, le peintre est un corps étranger au théâtre. Il en saisit les rouages avec une pointe de mélancolie. Nous montrer que nous n’avions pas vu ce que nous avons vu ; l’axiome célèbre de Paul Valéry sonne aujourd’hui comme une évidence. Partant du noir pour aller vers la lumière, l’artiste fait affleurer le réel à la surface du tableau. Dans ces œuvres figuratives, la matière colorée jaillit sur la toile noire laissée apparente, à l’état brut. Un jeu de formes et de couleurs s’engage, amorçant une forte tension entre abstraction et réalisme. Un écran de contrôle devient une tache de lumière ponctuant une composition, la lumière d’un spot enflamme un angle, les cloisons d’un décor dessinent des plans sombres ou lumineux qui organisent l’espace. les silhouettes sont indéterminées, réduites à une ombre ou un reflet. une touche vient donner du relief, une densité aux zones sombres. Le volume de ces « boîtes à images » que sont les plateaux de télévision semble s’enfoncer dans le néant, en phase de disparition, dans un retour vers l’écran noir originel. Le peintre ne laisse que peu de recul vis-à-vis de la toile, celle-ci s’impose immédiatement et nous enveloppe de son monde de faux-semblants. La couleur vibre et brouille les repères d’une réalité tangible : dans les « vitrines », intérieur et extérieur s’imbriquent dans une confusion des contours que contredit la frontalité et la solidité des compositions de l’artiste. Le regard se perd le long des lignes de fuite où se disputent lumière et obscurité. La surface-tableau impénétrable devient alors une aire de jeux où l’illusion triomphe. proche. Magalie Lesauvage -- De la toile noire surgit une scène aux contours imprécis mais à la composition rigoureuse. De cette apparition, Grégory Derenne ne retient que le décor, le lieu. Exit les acteurs, relégués dans le flou. Au centre de ses préoccupations picturales : le plateau, lieu théâtral de toutes les rencontres et échappées possibles. Qu'il s'agisse des coulisses de la télévision, d'une vitrine ou d'un bâtiment, font obstacle à notre regard des pans de murs, des gradins, des vitres. Le point de vue adopté est celui d'un étranger, d'un acteur hors champs qui arpenterait les lieux sans jamais pénétrer au cœur de l'arène. Cette mise en retrait donne la part belle aux éléments de décors dont la face cachée apparait au premier plan. Au-delà du sujet traité, chaque toile est le lieu d'un formidable travail de la couleur, révélé par l'utilisation d'une toile noire qui enveloppe chaque scène d'une sombre volupté. Le monde urbain est un univers de spectacle permanent où la lumière attire les regards et les corps. Mais vient un moment où l'obscurité reprend ses droits, où le public s'en va et les portes vitrées se ferment. Cet instant-là, Grégory Derenne s'en saisit pour en faire le cœur de sa peinture. Claire Taillandier -- From the black canvas a scene with undefined contours but with a rigourous composition comes into sight. From this appearance Gregory Derenne only keeps the place, the set. Exit the actors, relegated to fuzziness. At the heart of his pictorial concerns: the set, the theatric site of all the possible meetings and breakaways. Whether it be the television set backstages, a shop window or a building: walls, tiers, window panes are obstacles to your sight. The adopted viewpoint is that of a stranger, of an off screen actor that surveys the sites without ever getting to the arena’s centre stage. This step back provides the best part to the set components whose dark side is brought to the fore. Beyond the set subject, each canvas is the site of a great work on colour, revealed by the use of a black canvas that envelops each scene with a dark sensuousness. The urban world is a universe of permanent shows where the light attracts looks and bodies. But then comes the moment when darkness claims it’s rights, when the public goes away and the glass doors close up. Gregory Derenne grasps this precise intant bringing it to the very heart of his paintings. Claire Taillandier translated by Samy Da Silva Gregory Derenne est
Artiste Né en 1978, il vit et travail à Paris. Exposition Personnelle 2010 Exposition à la galerie Bertrand grimont, Paris. Expositions Collectives 2010 Les cycles paradoxaux, FIAC, Stand Galerie Bertrand Grimont - Paris 2009 « Slick 09 » Stand Galerie Bertrand Grimont - Paris « Collectif a7 » Galerie Pierre Levy - Paris « Repetita » BBB Centre régional d’initiative pour l’art contemporain dans le cadre du « Printemps de Septembre «- Toulouse 2008 « Slick 08 » Stand Galerie Bertrand Grimont - Paris « Dix-7 en Zéro-7 » Félicités de L’ENSB-A - Paris 2004 « Downtown To Downtown » Exposition à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève - Suisse dans le cadre d’une rencontre entre les ateliers Boisrond (Paris) et Sandoz (Genève) 2003 « India » Exposition de l’atelier Boisrond, au retour du voyage en Inde ENSB-A - Paris 2002 « Lil’Kings » Exposition avec Liliane Phung et Pablo Cots ENSB-A - Paris Formations 2007 Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris avec les Félicitations du jury. |
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